mardi 13 novembre 2007

Le marché mondial des céréales

prix-bl--.jpgPour les secondes qui ont étudié ce problème ce matin, voici une page intéressante du journal Les Echos comprenant des articles, des vidéos et des graphiques qui expliquent les raisons de la croissance du prix des matières premières, et les conséquences que l'on peut en attendre. A écouter aussi, la chronique "Développement durable" de Christian Bluchet du 13 novembre 2007 sur Europe 1
D'autre part, pour les 2nde 12, la correction de l'organigramme sur l'insécurité alimentaire en Afrique est en ligne dans la rubrique cahier de texte.

lundi 12 novembre 2007

L'espion qui venait du froid...

Le 2 novembre dernier, le Kremlin annonçait que Vladimir Poutine avait attribué, à titre posthume, le titre de Héros de la Fédération de Russie à George Koval, "dont le travail a permis de réduire les délais de création de l'arme atomique en URSS", note RIA Novosti
C'est la plus importante médaille qui puisse être décernée à un citoyen russe, ce qui est d'autant plus étonnant que Koval était américain. Mort l'an passé à Moscou, il était né en 1913,
à Sioux City, dans l'Iowa, de parents juifs russes. En 1932, du fait de la Grande Dépression, écrit le NYT, sa famille et lui étaient repartis vivre en Sibérie, présentée par Staline comme un refuge pour les juifs. Repéré, et entraîné, par les services secrets soviétiques, Koval était renvoyé aux USA dans les années 1940, avant d'être engagé dans le projet américain de la première bombe nucléaire. Chargé de veiller à ce que les travailleurs ne souffrent pas des radiations, il était l'un des rares à pouvoir inspecter les divers centres du projet Manhattan. 
L
orsque le contre-espionnage US découvrit, à la fin de la guerre, que sa famille avait émigré en Russie, Koval s'enfuit. Son rôle n'avait jusque là jamais été clairement établi, mais il s'agit probablement de l'un des plus importants espions du XXe siècle.

Cinéma...

Deux films concernant les programmes de Premières et Terminales sont sortis cette semaine au cinéma.
meilleurennemi.jpgLe premier, pour les Terminales: mon meilleur ennemi, qui raconte la vie de Klaus Barbie jusqu'à son procès, et notamment son recrutement par les services secrets américains puis son action pour le compte des dictatures militaires en Bolivie. Dans un entretien au journal L'Histoire daté de novembre 2007, Henry Rousso, un historien spécialiste de cette période, montre bien à la fois l'approche naïve de ce film dans un contexte d'après 11 septembre où l'on s'indigne qu'une démocratie utilise les services d'un ancien nazi, mais il met aussi en perspective l'itinéraire de Barbie en le replaçant à chaque fois dans son contexte. A voir et à lire donc!
commune.jpgL'autre film, preque àl'opposé, concerne les Premières, puisqu'il évoque La Commune de Paris en 1871. Sans doute plus difficile ou déroutant, ce film présente un intérêt autre que le simple rappel de faits historiques: sa construction même, Peter Watkins s'étant fait connaître par son refus de la "monoforme" et d'une certaine culture de masse. Ici il évoque cet épisode de la Commune à travers le prisme... de la télévision...! Pour mieux connaître cet auteur atypique, vous pouvez lire
cet article du Monde diplomatique. qui date de mars 2000, lors de la sortie du film en version longue (plus de 5h quand même)!

dimanche 11 novembre 2007

Quelques livres sur la Première Guerre Mondiale

tardi.jpgEn ce jour de commémoration de l'armistice mettant fin à la Première Guerre Mondiale, voici quelques livres sur le sujet qui peuvent être utiles aux Premières. J'ai choisi des romans ou des témoignages, plus accessibles souvent que des ouvrages d'historiens. Bien entendu, il existe une telle quantité d'ouvrages sur le sujet que ceux-ci ne sont qu'une très courte sélection personnelle...
Commençons par une BD très réussie: C'était la guerre des tranchées de Tardi (pour ceux qui considèrent encore la BD comme un art mineur...). On peut continuer avec A l'Ouest rien de nouveau, d'Erich Maria Remarque, qui présente le grand avantage, outre le fait d'être facile à lire, de donner le point de vue allemand sur cette guerre. Dans la même veine, on peut aussi lire Les croix de bois de Roland Dorgelès, ou encore Les Eparges de Maurice Genevoix et Le Feu d'Henri Barbusse. On peut aussi lire un ouvrage d'un historien facile à lire: les Poilus de Pierre Miquel.
japrisot.jpgEnfin, deux "coups de coeur": les Paroles de poilus, dans la collection Librio (qui ne coûte que 2 euros) qui présente des témoignages de combattants: saisissant pour comprendre l'atmosphère des tranchées et leur évolution au cours du conflit et Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot, à lire plutôt qu'à voir, le film étant assez décevant semble-t-il. Voici un résumé de l'ouvrage:
Ils étaient cinq. Cinq soldats français condamnés à mort par le conseil de guerre pour s’être automutilés. Cinq soldats qu’on a jetés dans la neige de Picardie, un soir de janvier 1917, devant la tranchée ennemie, pour qu’on les tue. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté désespérément de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il s’appelait lhistoire.jpgManech. Il n’avait pas vingt ans. Après la guerre, Mathilde, qui aime Manech d’un amour à l’épreuve de tout, va se battre pour le retrouver, mort ou vivant. Elle y sacrifiera ses jours, et malgré le temps qui passe, malgré les mensonges et la loi du silence, elle ira jusqu’au bout de l’espoir insensé qui la porte.

Enfin, vous pouvez aussi aller lire au CDI le dossier du magazine L'Histoire de novembre 2007, consacré aux déserteurs, mutinés et embusqués de la guerre 14-18.

Poilus, les ders des ders...

Poilus, les ders des ders...

Sur les huit millions de soldats français engagés dans le conflit, il restait 4 000 survivants en 1995, 85 en 2002. Ils ne sont plus que deux aujourd'hui, à la veille de la 89e célébration de l'armistice du 11 novembre 1918. Alors qu'il était président de la République, Jacques Chirac avait souhaité que le dernier poilu français fasse l'objet d'obsèques nationales. Les deux survivants ont décliné l'honneur, souhaitant être enterrés simplement auprès des leurs. D'où l'embarras de l'Office national des anciens combattants (Onac), qui pourrait se contenter d'organiser une cérémonie officielle sur la tombe du soldat inconnu, tandis que l'ultime témoin serait inhumé dans l'intimité. Dans le monde, ils ne sont plus qu'une poignée à nous rattacher physiquement à cette guerre du siècle passé. Combien ? Sur son site internet http : //dersdesders.free.fr, Frédéric Mathieu tente d'en faire le recensement. Ils seraient encore quatorze anciens combattants vivants. "Mais il peut y en avoir un peu plus car nombre de pays ayant pris part au conflit n'ont pas tenu de listes." Les brassages de population au cours du XXe siècle, les changements de nationalité compliquent également les recherches.
Par une sorte de mimétisme entre les anciens ennemis, l'Allemagne compte deux rescapés, comme la France. Mais les Etats-Unis et la Grande-Bretagne comptabiliseraient encore cinq anciens combattants chacun. Ces écarts sont liés en partie aux différences sur l'âge limite d'engagement. "Ils tiennent surtout au fait que les conditions d'obtention du statut d'ancien combattant diffèrent selon les pays", explique Frédéric Mathieu.
En France, il faut avoir effectué trois mois dans une unité au front pour être comptabilisé. En Angleterre ou aux Etats-Unis, il suffit d'avoir été mobilisé, même à l'arrière. Ainsi le Castrais Raymond Cambefort, 107 ans, engagé volontaire en août 1918, mais qui était encore en formation au moment de l'Armistice, n'est pas comptabilisé dans les fichiers français, quand il aurait été enregistré comme "vétéran" dans les pays anglo-saxons

Article publié dans Le Monde d'aujourd'hui

vendredi 9 novembre 2007

Montcuq dans les médias...

logo-france2.JPGLe village de Montcuq est arrivé largement en tête du scrutin organisé sur internet pour composer le nouveau Monopoly France mais il ne remplacera pas pour autant la prestigieuse rue de la Paix, le fabricant Hasbro ayant préféré lui consacrer un jeu à part.
C'est Dunkerque, arrivé second du vote sur internet, qui occupera l'emplacement très convoité de la rue de la Paix, a annoncé vendredi à l'AFP Yves Cognard, directeur du marketing de Hasbro France.
"Hasbro éditera parallèlement un jeu 100% Montcuq", dans la veine "humoristique" qui a conduit les internautes à voter en grand nombre pour lui, a expliqué M. Cognard.
Le jeu de société avait organisé entre le 10 septembre et le 10 octobre un scrutin sur son site www.monopoly.fr en vue de l'élection des 22 communes appelées à figurer dans les cases de sa nouvelle édition Villes de France.
Le village de Montcuq (Lot) a fait très vite la course en tête pour prendre la première place et remplacer la rue de la Paix. De nombreux internautes cherchaient à faire gagner cette petite commune du Lot rendue célèbre par un sketch de l'émission "Le Petit Rapporteur" de Jacques Martin, décédé récemment.
Une polémique qui méritait bien que l'on en parle dans les médias, y compris au 13h de France 2 aujourd'hui!...

mercredi 7 novembre 2007

et si on regardait Arte...?




1917, la révolution russe Que sait-on de ce qui s'est passé à partir de la nuit du 24 au 25 octobre 1917 (dans le calendrier julien alors en vigueur en Russie, mais du 6 au 7 novembre dans le nôtre, le grégorien), quand le parti bolchevique, avec Lénine et Trotsky à sa tête, déclenche l'insurrection qu'il médite depuis plusieurs mois dans la capitale, Petrograd ? Avec les témoignages d'historiens spécialistes de la période, et en se laissant guider par la force et la beauté des images d'archives, Paul Jenkins et Pierre-André Boutang (auteur du commentaire) restituent le fil foisonnant des événements.

Mais ils rappellent aussi en préambule que "le grand mythe d'Octobre relève d'une réécriture soviétique de l'histoire". Il ne s'agit guère, en effet, d'un raz-de-marée prolétarien balayant le pouvoir "bourgeois" de Kerenski, installé au Palais d'hiver à la suite de la première révolution de février ; mais plutôt, après l'effondrement général de la Russie impériale, d'un vide immense, qu'une poignée de militants prêts à tout parvient à détourner à son avantage. Avec, comme élément déclencheur, la grande boucherie de la guerre, qui envoie des millions de moujiks mal nourris, plus mal équipés encore, combattre parfois à mains nues les mitrailleuses allemandes. Dans cette nation gigantesque et arriérée, où en 1910 les paysans constituent 130 des quelque 160 millions d'habitants, la double promesse léniniste de négocier la paix et de redistribuer la terre sera décisive...
Extraits du site d'Arte. Documentaire de Paul Jenkins à voir ce soir à 20h40 A voir aussi sur le blog: d'où vient le nom de Lénine 

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 Voici deux petites vidéos de révision sur le chapitre d'hggsp de terminale: "Faire la guerre, faire la paix"

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